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 L'Adhân, une voix, une voie...

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Marie
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MessageSujet: L'Adhân, une voix, une voie...   Dim 12 Oct - 21:51




Les gens vaquent à leurs occupations : on travaille, on marche, on achète, on vend, on parle, on dort…Soudain, une voix retentit ! Une belle voix ! Une mélodie même ! C’est l'Azân, l’appel à la prière ! Le muezzin me rappelle l’heure du rendez-vous devant mon Seigneur. Il m’appelle, il m’invite. Sa voix me fait le rappel de ma voie !

« Dieu est Grand, Dieu est Grand ! (2)

Je témoigne qu’il n’y a point de Dieu à part Allah ! (2)

Je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu ! (2)

Venez vers la Prière ! (2)

Venez vers le succès ! (2)

Dieu est Grand, Dieu est Grand !

Il n’y a pas d’autre Dieu à part Allah ! »



Que de belles paroles ! Le
rappel de l’essentiel : l’Unicité de Dieu et Sa Grandeur, le témoignage au Messager de Dieu (swallallâhou ‘alayhi wasallam), l’importance de
la prière, élément de succès pour tout un chacun…



Maintenant, je comprends mieux pourquoi cet appel est si désagréable à Satan. Le Prophète (sallallâhou ‘alayhi wassalam) a dit : « En vérité, lorsque Satan entend l’Azân, il s’enfuit jusqu’au lieu dit Rawhâ ». Hazrat Djâbir (radhiyallâhou ‘anh), le narrateur du Hadith dit : « Rawhâ est une ville située à 36 miles de Madinah ».


Soubhânallâh ! Satan s’enfuit jusqu’à près de 80 km !



Mais au fait, je ne t’ai pas
encore dit d’où nous vient l’institution du Azân !

Et bien, il nous faut pour cela remonter au tout début de l’Hégire, lorsque les musulmans arrivèrent à Médine. Ces musulmans étaient maintenant plus nombreux, la mosquée était construite, et très vite, le besoin s’est fait ressentir d’une méthode visant à annoncer aux gens l’heure de la Salah. Jusqu’à présent, un homme était désigné pour appeler les gens en annonçant : « La prière collective ! La prière collective ! » Mais il fallait maintenant trouver un meilleur moyen. Durant la concertation à ce propos, certains proposèrent un cor, d’autres d’allumer un feu ou de lever un étendard, et d’autres encore un clocher…


Cette nuit-là, un Compagnon, Hazrat ‘Abdoullâh Ibnou Zayd (radhiyallâhou
‘anh)
fit un rêve. Il y vit un homme tenant un clocher. « Ô Serviteur
d’Allah ! Veux-tu vendre ce clocher ? » lui demanda-t-il. « Pourquoi ? » demanda l’homme à son tour. ‘Abdoullah Ibnou Zayd répondit : « Pour appeler à la prière » L’homme reprit alors : « T’indiquerai-je un moyen meilleur que cela? » Puis il cita les paroles de l’Azân telles que tu les connais. Il lui enseigna également les paroles du Iqâmah (appelé aussi «Takbîr » - paroles prononcées derrière l’Imâm juste avant le début de la prière)


Au matin, lorsque ceci fut raconté au Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam), il déclara : « Certes, c’est une vision véridique si Dieu le veut ! » Puis il ordonna qu’on enseigne ces paroles à Hazrat Bilâl (radhiyallâhou ‘anh) et que ce soit ce dernier qui fasse l’appel à la prière, sa voix étant plus belle et portant plus loin. (Abou Daoûd)


C’est ainsi que depuis ce jour, l’Azân fut institué et il devint un symbole fort de la présence musulmane dans une localité. C’est ainsi également que Bilâl l’Abyssinien (radhiyallâhou ‘anh) devint le premier Muezzin de l’Islam et le Muezzin attitré de la Mosquée du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam). A l’heure des prières, sa voix résonnait dans les rues de Madinah. Plus tard, Hazrat ‘Abdoullâh Ibnou Oummi Maktoûm (radhiyallâhou ‘anh), le Compagnon
aveugle, devait également l’épauler en procédant à l’appel du matin.


On trouve dans les récits cet épisode où l’on raconte qu’après le décès du Prophète (sallallâhou ‘alayhi wasallam), Bilâl (radhiyallâhou ‘anh) décida de quitter Médine. En effet, le lieu du sépulcre du Messager (sallallâhou ‘alayhi wasallam) lui rappelait trop de souvenirs. Un jour, il vit en rêve le Prophète (sallallâhou ‘alayhi wasallam) qui lui dit : « Ô Bilâl ! Comment se
fait-il que tu ne me rendes jamais visite ? »


Aussitôt réveillé, Bilâl (radhiyallâhou ‘anh) décida de partir pour Médine. Quand il y arriva, Hassan et Houssein (radhiyallâhou ‘anhouma) lui demandèrent de faire l’appel à la prière. Il ne pouvait le leur refuser. L’Azân fut donc fait. Et aussitôt que sa voix retentit à nouveau dans Médine que les gens furent touchés et se mirent à pleurer au souvenir des jours bénis du temps du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam). Le Muezzin de l’époque raviva le souvenir de l’Imâm de l’époque ! Sallallâhou
‘alayhi wasallam ! Que la Paix d’Allah et Ses bénédictions soient sur
Lui !




Faire l’appel à la prière est un acte vertueux, un moyen de se rapprocher d’Allah et d’obtenir de Lui de grandes récompenses. Le Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) a dit : « Si les gens savaient quelle récompense comportent l’Azân et le premier rang (dans la prière) et qu’ils n’avaient à leur disposition que le tirage au sort pour se départager (et remporter cette récompense), ils tireraient sûrement au sort ».(Boukhâri)


C’est bien pourquoi, Hazrat
‘Oumar Ibnoul Khattâb (radhiyallâhou ‘anh) avait dit un jour : « Si j’étais Muezzin, j’en serais pleinement satisfait et peu m’importerais de ne pas me lever à la prière de la nuit et de ne pas jeûner le jour. J’ai entendu le Messager d’Allah (swallallâhou (alayhi wasallam) dire : « Ô Allah ! Pardonne aux Muezzins ! » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Tu vas nous laisser en train de nous battre avec nos sabres pour l’Azân ! » Il dit : « Non,
‘Oumar ! Une époque viendra où les gens laisseront l’Azân aux plus faibles
(misérables) d’entre eux, alors que ce sont des chairs qu’Allah a interdites au Feu, les chairs des Muezzins ».


Un Hadith dit aussi : « Le Muezzin sera pardonné proportionnellement à la distance que couvre sa voix. Toute chose vivante et inerte témoignera en sa faveur le Jour de la Résurrection… »
(Abou Daoûd)


D’après un autre Hadith, « les Muezzins seront ceux qui auront le cou le plus long le Jour du Jugement ».
(Mouslim)


Avoir le cou le plus long peut signifier tout simplement que les Muezzins seront les plus éminents ce jour-là.


Une explication également connue est celle qui consiste à dire que pendant que beaucoup de gens seront noyés dans leur sueur le Jour du Jugement, les Muezzins seront épargnés et auront ainsi la tête haute et au dessus de tous.


Wallâhou A’lam


Par ailleurs, le Muezzin bénéficie également de cette invocation du Prophète (swallallâhou ‘alayhi wasallam) :
« Ô Allah ! Guide les Imâms et pardonne aux Muezzins ».
(Abou Daoûd)



Mais qu’on ne s’inquiète
pas !

L’Azân est si noble que tout un chacun peut très bien tirer profit des
récompenses qui y sont liées, sans pour autant être un Muezzin !


Par exemple, le Prophète (sallallâhou ‘alayhi wasallam) a dit : « Celui qui dit en entendant l’Azân (après l’Azân): « Allâhoumma Rabba Hâdhihid Da’watittâmmah Wassoilâtil Qâ imah, Âti Mouhammadanil Wassîlata Walfadhîlata Wab’anth hou Maqâmam mahmoûdanilladhi Wa’attah »,
mon
intercession lui reviendra de droit le Jour du Jugement ».(Boukhari)

Traduction : « Ô Allah ! Seigneur de cet appel parfait et de cette prière perpétuelle, accorde à Mouhammad le Wasîlah (degrés particulier et le plus élevé au Paradis, devant revenir au Prophète swallallâhou ‘alayhi wasallam) et l’éminence. Et accorde lui le rang d’excellence que tu lui as promis ».

Dans la version de Bayhaqui, on rajoute ces termes à la fin : « Innaka lâ toukhlifoul Mî’aad » - « Certes, tu ne manques pas à tes promesses ».


A ce moment précis, c’est aussi l’occasion propice d’invoquer Allah en notre faveur, car certes, « l’invocation faite entre l’Azân et l’Iqâmah n’est pas rejetée ». Et lorsque les Sahâbas demandèrent : « Que devons-nous dire Ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Demandez à Allah
le ‘Âfiyah (le bien-être) dans ce monde et dans l’Au-delà ».
(Tirmidhi)


Voilà, mon frère, ma sœur, la réalité de l'Azân et ses mérites !


L’azân, cet appel par excellence, moi je l’ai entendu pour la première fois très longtemps de cela. C’était les premiers instants de ma vie. Quelques minutes à peine s’étaient écoulées depuis ma venue au monde que ces belles paroles résonnaient déjà à mes oreilles :
« Allah est Grand ! Allah est Grand ! Je témoigne qu’il n’y a de
Dieu à part Allah… » L’Unicité de Dieu comme parole de bienvenue !
Cette même Unicité qui viendra également comme parole d’adieu au moment du départ de ce monde.
Bref, l’appel était lancé !


Mais au fait, où est donc la prière qui suit l’appel ? On m’expliqua plus tard que, très symboliquement, la prière qui suit cet appel, ce serait ma prière funéraire à la fin de ma vie, et que finalement, ma vie se résume à ce court instant qui s’écoule entre un appel et sa prière !


Je demandai alors à Allah de m’accorder le bien-être dans ce monde et dans l’Au-delà !
Âmîne



source : nasiha-islam




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MessageSujet: Re: L'Adhân, une voix, une voie...   Mar 14 Oct - 19:36











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